Rites de conclusion de la Messe : Saviez-vous que le chant de sortie n’est pas obligatoire ?

Rites de conclusion de la Messe : Saviez-vous que le chant de sortie n’est pas obligatoire ?

Visez le numéro 90 de la Présentation Générale du Missel Romain (PGMR) qui énumère les rites de conclusion de la messe. Ils sont au nombre de quatre : de brèves annonces, la salutation et la bénédiction du prêtre, l’envoi du peuple et le baiser de l’autel. Aucune mention du chant de sortie. En attendant d’y revenir, rassurez-vous, il n’est pas pour autant interdit.

Revisitons rapidement quelques rites de conclusion de la messe

Les annonces

Les annonces « disent » à leur manière que l’eucharistie a une relation dialectique avec tout le reste de la vie. Ceux qui prétendent qu’elles ne font pas partie de la messe et qu’ils peuvent faire le signe de la croix et s’éclipser avant la bénédiction finale se trompent.

Toutefois, les annonces doivent être brèves. Que doit-on alors y trouver ?

Cérémonial de la Sainte Messe à l’usage ordinaire des paroisse, suivant le Missel Romain de 2002, que vous pouvez trouver sur la toile, expose : « Il convient à la fin de la Messe dominicale de rappeler les jours d’obligation qui se présentent dans la semaine, où tout catholique est tenu d’assister à la Messe ; de même, il relève de la courtoisie élémentaire d’annoncer toujours les changements introduits dans l’horaire habituel, pour éviter que des fidèles ne découvrent, seulement en arrivant pour un Office, que sa célébration a été supprimée ou déplacée à une autre heure. Il est moins sûr qu’il convienne de surcharger systématiquement la fin de la Messe d’une sorte de pause publicitaire où est présentée chaque semaine toute la gamme des activités paroissiales. »

Il ajoute et précise : « Si on juge nécessaire qu’un laïc présente des informations ou un témoignage, il est généralement préférable que cela ait lieu en dehors de la Messe, cependant il est licite qu’il le fasse à ce moment, mais pas depuis l’ambon. Le prêtre ou le diacre fait les annonces depuis le siège ; il ne convient nullement qu’il emploie l’autel du sacrifice comme une tribune pour s’adresser à la foule.

La bénédiction finale

La bénédiction finale est « symétrique » à l’accueil du célébrant principal au début de la messe. « Après avoir accueilli son Peuple, le Dieu de Jésus-Christ le disperse en le bénissant. Après le geste d’accueil, le geste d’ouverture » (Henri Denis).

Il faut garder à l’esprit et dans le cœur, siège de la foi, que quand le prêtre donne la bénédiction à la fin de la célébration eucharistique, c’est Dieu Lui-même qui nous bénit. On peut alors poser la question suivante aux fidèles qui s’empressent de sortir avant la bénédiction finale : « Si Jésus en personne s’apprêtait à nous bénir avant que nous ne quittions l’église, n’attendrions-nous pas un peu ? »

L’envoi dans la paix

Allez dans la paix du Christ ». « C’est un envoi dans le Christ ou mieux avec le christ. Il permis de penser que le Ressuscité est également présent sur les routes du monde et que l’aventure d’Emmenés peut à nouveau recommencer. Les temps et lieux auront changé, mais l’interrogation demeurera la même: quel rapport peut-il y avoir entre ce que nous vivons et le mystère de Jésus mort et ressuscité? Il faudra toujours chercher à élucider ce rapport: cela se fera dans l’eucharistie certes, mais aussi toujours entre deux eucharistie, « sur les chemin de la vie ».

Le chant de sortie

Comme nous l’avons déjà indiqué plus haut, le chant de sortie ne fait pas partie, à proprement parler, des rites de conclusion de la messe. Mais cela ne signifie pas qu’il est interdit. Il constitue bel et bien, en effet, une coutume légitime quand il accompagne une procession de sortie ou que ses paroles invitent explicitement au témoignage, illustrant alors le sens des rites célébrés.

Le chant de sortie permet aux assemblées ferventes de laisser une dernière fois s’exprimer la joie et la louange pour le don qu’elles ont reçu. « Cela suppose que son refrain au moins soit connu presque par cœur, qu’il y ait un certain entrain et que les gens ne soient pas cloués sur leur chaise pour le déchiffrage laborieux ».

Ainsi, chers amis, à la fin de la messe, il ne s’agit pas de « fuir » à toute allure, de peur d’être accroché. Partir trop tôt, c’est à dire avant la fin de rites de conclusion, c’est comme partir en claquant la porte.

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