MIPA célèbre Noël dans l’allégresse, l’espérance et la reconnaissance des grâces du Seigneur

MIPA célèbre Noël dans l’allégresse, l’espérance et la reconnaissance des grâces du Seigneur

25 décembre 2019 – La paroisse Marie Immaculée, Mère de Dieu des Parcelles Assainies (MIPA) a célébrée la solennité de Noël dans une ferveur digne de la venue de « l’Enfant de Dieu ». La messe de la veillée de Noël a été présidée par le P. Marcel Thiaw omi, curé de MIPA en présence des Pères Giancarlo Todesco omi., Simon Pierre Badji omi. et Thierry Nankuaya omi.

A travers les lignes dessous, nous vous partageons un extrait du message du curé de MIPA à l’occasion de la célébration de la fête de Noël 2019.

« …Chers frères et sœurs,

…Nous pouvons dire que nous célébrons la manifestation de la tendresse de Dieu. L’homme a vécu dans le péché, l’homme a désobéi à Dieu, l’homme s’est détourné des préceptes et commandements du Seigneur. Dieu dans son amour inépuisable, dans sa miséricorde infinie, a décidé de se faire l’un d’entre nous, a décidé d’envoyer Son fils, né de la Vierge Marie, a décidé de partager notre humanité, en se faisant tout petit dans une crèche…

…Chacun et chacune d’entre nous doit entendre le message de l’Ange au bergers, message qui nous adressé ce soir : Ne craignez pas ! Avons-nous des motifs d’avoir peur aujourd’hui ? De quoi faut-il avoir peur ? Dans nos familles, dans notre société sénégalaise, dans notre Afrique, dans le monde entier, de quoi faut-il avoir peur aujourd’hui ? Qu’est ce qui nous empêche de regarder l’avenir avec espérance, avec sérénité ? Oui reconnaissance que notre cœur, notre vie est parfois remplie de peur. La peur d’un avenir incertain…la peur de ne pas trouver un travail, la peur de la faim et de la soif, la peur de plus pouvoir payer sa facture d’électricité au Sénégal. Oui nous avons peur de quoi se fera demain ; nous avons peur de l’avenir de nos enfants.

Notre politique sénégalais ne nous rassure pas du tout, ou du moins peut entrainer des doutes ou une peur qui ne dit pas son nom. Aujourd’hui, partout dans les réseaux sociaux, dans les communications interpersonnelles, on parle de l’Euro, du CFA et l’Eco. On ne sait ce que ça veut dire pour nous africains, on ne sait pas qui conduit nos politiques, nos gouvernants ; on ne sait où est ce qu’on va aboutir. Le CFA sera dévalué ? on n’est pas certain. Est-ce que nous allons obtenir les moyens nécessaires pour assurer l’éducation qu’il faut à nos enfants ? Est-ce que nous aurons demain les moyens nécessaires pour construire un pays de paix, un pays de justice, un pays de liberté. Oui la peur de ne pas libre est là. La peur de se trouver dans une situation qui va entrainer la division dans les familles est là ! A l’époque de Jésus, c’était la peur de l’occupant romain. La peur n’est parfois d’une situation d’insécurité. De ne pas savoir où on va ; qu’est-ce qu’on va trouver.

Devant cette peur, devant cette crainte, devant ce manque d’espérance, le Seigneur, à travers l’Ange, nous dit : ne craignez pas ! Car je suis avec vous, car une grande joie vous est donnée aujourd’hui ! Un sauveur est né, le Fils de Dieu, l’Emmanuel, Dieu avec nous, le Messie, Jésus, le Seigneur qui sauve. Jésus est né pour nous sauver de la peur. Jésus est né pour nous donner l’espérance d’une vie. Jésus est né aujourd’hui pour que nous puissions accueillir, avec un cœur ouvert, la tendresse de Dieu.

Célébrer Noël, chers frères et sœur, c’est accueillir l’amour de Dieu dans le petit enfant Jésus. C’est reconnaître que Dieu fait route avec toi, que Dieu peut te conduire sur le vrai chemin de la vie, en apportant la lumière dans ton cœur, dans les nuits et les ténèbres de ta vie.

Les fruits de Noël, les cadeaux que nous donnent à Noël, nous devons être capables de les accueillir, nous devons être capables d’ouvrir notre cœur pour laisser la paix, la joie, la fraternité, la paix de l’autre…grandir dans notre cœur.

Un signe, un enfant nous est apparu. Un enfant comme signe de la promesse de Dieu. On est à Noël ; si nous célébrons la fête de paix, de l’amour, de la réconciliation, de l’ouverture à l’autre, nous devons rappeler simplement que le plus beau cadeau de Noël et le plus grand que Dieu nous fait, c’est l’enfant Jésus lui-même. Un enfant qui se présente à nous dans son humilité, dans sa pauvreté dans sa fragilité. Un enfant qui tend la main pour être pris dans une femme. Cet enfant est le signe de l’amour de Dieu pour nous.

Qui peut avoir peur d’enfant chers frères et sœurs ? Qui peut avoir peur d’un Dieu qui accepte de se mettre dans nos mains, dans notre langue, à chaque que nous le recevons dans l’eucharistie, à chaque fois que nous l’accueillons dans le pain eucharistique ? Nous n’avons pas peur de cet enfant. Nous n’avons pas peur de ce Dieu qui se laisse manger ? Nous n’avons pas peur de ce Dieu qui accepte d’être une brebis, un enfant.

En accueillant l’enfant de Noël nous sommes appelés à être des hommes et des femmes de paix, de justice et de réconciliation. Nous sommes invités à aller à la rencontre de nos frères et sœurs dans l’humanité pour leur apporter la joie et la paix qui leur manque. Nous sommes appelés à une nourriture spirituelle, une parole d’espérance pour des cœurs qui sont parfois brisés par la haine, par la maladie, par le doute.

Célébrer la fête de Noël chers frères et sœurs c’est découvrir dans la crèche, le lieu où Jésus est couché, la mangeoire. Bethléem ne signifie-t-il pas la maison du pain ? Jésus couché dans une mangeoire se présente à nous comme nourriture que nous devons accueillir.

Voilà la sens que nous pouvons donner à la fête de Noël. Nous rappeler, à chaque fois que nous célébrons l’eucharistie nous accueillons Jésus dans notre vie, nous le faisons renaître. Nous vivons nos vies que nous ouvrons à l’autre, que nous devenons des chemins de réconciliation. Baptisés et envoyés dans le monde pour témoigner du Christ qui est la vie. C’est là le thème de notre année pastorale 2019/2020.

Par le baptême, nous sommes nés. Par le baptême, nous participons à la vie de Dieu. Par le baptême, à l’image et l’exemple du Christ, nous sommes invités à parcourir les routes de l’humanité pour être bonne nouvelle qui donne la vie. Témoignons du Christ qui est la vie en sauvegardant la vie dans les familles et dans les relations interpersonnelles. Beaucoup d’enfants crient dans les familles parce qu’ils ont besoin de la vie. Beaucoup d’enfants aujourd’hui voudraient à travers le Seigneur pour confesser leur foi mais à cause parfois de l’égoïsme humain, de la méchanceté humaine ces enfants n’ont pas pu connaître la vie. Comme combien d’enfants voudraient bien célébrer cette fête de Noël dans des familles unies mais ne le peuvent pas ?

Noël frères et sœurs, nous invite à faire de nos familles des crèches qui donnent vie et permettent chanter la gloire de Dieu. Gloire à Dieu au plus haut des cieux !

Que cette de Noël aide nos familles à être des lieux où commence et se propage cette bonne nouvelle que les anges ont proclamée, que les anges ont annoncée aux bergers : Aujourd’hui vous est né le Sauveur !

Que Marie Immaculée, celle qui nous a donné l’enfant de Noël, soit pour nous modèle de foi, soit pour un exemple à imiter dans la transmission de la vie qui vient du Christ lui vit et règne pour les siècles des siècles. »

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